une once de poussière d’étoiles

Il était une fois…les derniers mots apposés sur mon premier roman, qui une fois l’euphorie (vite) passée, se sont transformés je dois bien l’admettre en une forme de baby blues littéraire.

Cette histoire que je portais depuis de nombreuses années, ces quelques pages planquées dans mes tiroirs et trimbalées au gré de mes multiples déménagements s’étaient transformées en roman.

Je ne pensais pas le publier un jour, et puis les choses se sont alignées et finalement ce que je croyais jadis impossible s’est réalisé.

J’étais évidemment très heureuse d’avoir réussi à aller jusqu’au bout et d’avoir osé l’envoyer en maisons d’édition, mais en réalité lorsque mon directeur de publication m’a appelée pour me prévenir que les premiers exemplaires allaient être envoyés ça a été la panique!

Le roman est paru ,officiellement, le 29 Avril, il y a donc aujourd’hui quatre mois jour pour jour.

Bien sûr, pour moi, cette publication est loin d’être une fin en soi, je continue l’écriture parce qu’elle fait partie de ce que je suis.

Mais je dois bien avouer que la rédaction de mon second roman est assez difficile pour moi en ce moment.

Comme vous le savez sans doute, il y a beaucoup de mon parcours dans celui de mon héroïne de papier et parfois les événements s’entremêlent.

C’est le cas actuellement…Ce deuxième opus qui s’inscrit dans la suite d’ » Une anonyme au bout du fil » relate une autre période de la vie de ma Juliette d’encre en prise avec un homme tristement important dans son histoire.

Mais ce personnage est intimement lié à un fantôme de mon propre passé… un fantôme qui resurgit dans ma vie et que je vais devoir affronter une fois encore.

Je sais que rien n’arrive par hasard, et évidement si ce nouveau conflit intervient aujourd’hui, il y a une raison…il y en a toujours une.

Pour autant, je n’arrive pas à écrire sur ce manuscrit. Je suis submergée par beaucoup trop d’émotions que je dois juguler avant, parce que la prise de distance avec mon héroïne et mes personnages est primordiale.

Alors, provisoirement, je ressens le besoin d’écrire des choses plus légères, moins violentes émotionnellement.

J’ai donc écrit une nouvelle, inspirée du monde du télémarketing paru en Septembre 21 aux Editions LAMIROY

Et puis, j’ai eu des envies d’encore plus de douceur, de magie, d’enfance…

Ainsi j’ai ressorti de mes cartons un conte que j’avais écrit il y a déjà plusieurs années pour ma fille qui était à l’époque haute comme trois pommes et demi, pour le retravailler avec la maturité que j’ai acquise depuis.

Une sorte de conte philosophique pour enfants d’hier et d’aujourd’hui…

C’est l’histoire d’une petite humaine qui s’égare après s’être enfuie de la maison, parce qu’elle n’en pouvait plus d’entendre ses parents se disputer.

Elle fait la rencontre d’une petite lutine attachante qui souffre quant à elle d’un complexe d’infériorité.

C’est une petite histoire mignonne qui essaie de véhiculer des valeurs d’espoir, de tolérance et de solidarité.

J’espère sincèrement pouvoir publier ce conte parce que même s’il ne ressemble aucunement à ce que j’ai l’habitude d’écrire, il fait partie de mon histoire personnelle et de celle de ma fille.

Je l’ai écrite au moment de ma séparation d’avec son père et cette fable bien qu’enfantine sur la forme porte de nombreux messages évidemment bien plus profonds.

Je ne sais pas si ce conte trouvera une maison…sincèrement, je n’y connais pas grand chose en littérature jeunesse et je dessine comme un enfant en dernière année de maternelle, mais je crois que même si ce n’est pas le cas, je l’auto-éditerai parce qu’il est important pour elle et moi, hier et aujourd’hui…

xoxo

Juliette

Le marionnettiste

« À trop vouloir percevoir la beauté en chacun, on s’expose, parfois jusqu’à se blesser au plus profond de l’âme,

jusqu’à l’encre« 

L’écriture nous met à nu et quand on prend la plume, on farfouille à l’intérieur, laissant le cœur exposé aux éléments.

Il suffit d’un coup de vent, d’un grain de sable, d’une babiole pour l’égratigner.

L’ univers est empli de fées et d’amour, mais que …

Parfois, derrière le masque de la bienvaillance, se cache un marionnettiste. 

Quelqu’un qui va, gagner notre confiance avec la douceur de sa voix et quelques mots de miel. 

Puis, changer de visage pour montrer la face obscure de sa perversion et son besoin cruel de rabaisser pour se sentir exister.

Comme un pendule qui oscille entre suavité et aigreur. 

Lorsqu’il sent que l’on se crispe et se rétracte, il s’adoucit et tente encore de resserrer son emprise, mais le stratagème se lit entre les lignes désormais. 

La force de ce procédé réside dans le fait de nous faire perdre notre confiance en soi, à nous faire douter de nos capacités et de notre propre libre-arbitre. 

On a beau savoir, on ne voit pas toujours. 

Et puis finalement, on s’en veut, de n’avoir su reconnaître un profil qui nous a tant blessé jadis… 

La seule façon d’y échapper c’est de couper les liens, brutalement.

Même si ça fait mal, même si ça fait peur, même si l’on se retrouve démuni.

Parce que c’est le seul moyen de s’en affranchir et de se sauver soi-même…

Alors, à vos ciseaux petites marionnettes!

coeurs salicorne

Les semaines s’écoulent lentement, rythmées par les heures passées au téléphone et par ce vide qui prend de la place,

chaque jour davantage.

Quand les peaux ne peuvent se toucher, ou que jamais les lèvres ne se frôlent, il n’y a que les voix qui peuvent se caresser.

Juliette est tiraillée entre son envie de le retrouver et la peur que ne se brise cette harmonie qui l’emporte depuis cette nuit magique où leurs âmes se sont parlées.

Elle a peur que ses démons ne la rattrapent, que son corps ne se braque, lorsqu’il voudra la toucher, l’allonger.

Elle qui ne connait que la violence des corps que l’on possède par la force, craint de perdre la douceur qui l’enveloppe depuis que sa bouche l’a réveillée.

Et alors, ce serait encore pire que de replonger dans l’obscurité, parce que quand on a aperçu la lumière, le noir semble encore plus de jais, quand elle s’éteint.

Lorsque le silence se fait dans son combiné, elle a, chaque fois, l’impression de toucher quelque chose du doigt qui ne lui est pas réservé.

Comme si, sur un malentendu, elle volait à une autre, un bonheur qui lui était refusé.

Parce qu’elle porte en elle, la malédiction de l’hibiscus.

Pourtant, quand il rentre enfin, tout le monde de Juliette s’emplit d’une douceur éblouissante qui chasse les monstres et évapore les doutes.

Gael, lui avait promis que tout se passerait bien et qu’il attendrait le temps qu’il faudrait.

et il tient parole…

Des mois de tendresse, de caresses, de peaux qui se découvrent et s’apprivoisent.

Des nuits, chastes, à écouter le souffle de l’autre et à apprendre le désir.

Des semaines sur un nuage, à l’abri de ses bras, protégée du monde qui l’entoure et puis, une nuit, qui ressemble pourtant à toutes les précédentes,

Avec toute la force de sa patience, et son toucher magnétique, il ranime sa peau, réveille sa féminité et tout naturellement, dans une symphonie spirituelle, leurs corps s’unissent pour tutoyer les anges.

Elle s’endort à l’aube, épuisée, sans trouver les pétales écarlates qu’elle aurait espéré.

Poussières d’étoiles

Il y a six lunes et quelques poussières…

je me suis rendu compte que je me cachais derrière de faux prétextes, comme celui de manquer de temps.
Je remettais à plus tard,
systématiquement.

Pendant des années,
j’ai jeté dans des tiroirs, des placards ou même des feux de joie, des pages,
par dizaines.

Et puis, il y a quelques mois, comme une évidence,
reprendre la plume et le clavier pour ne plus les lâcher malgré les secousses, les doutes et les incertitudes.

Je ne savais pas, quand j’ai repris l’écriture, qu’ elle allait prendre une place si importante dans ma vie.

Je pense constamment
à mon manuscrit et à ce que je vous raconte de moi ici, dans cette bulle qui n’a plus rien de virtuel tant les liens noués sont intenses et puissants.

Dans cet univers, qui n’appartient qu’à nous je vous livre des passages de mon livre mais aussi des bribes de ma vie.

Il n’est plus seulement question de mon héroïne, homonyme de prénom.
Les contours se floutent chaque jour davantage, puisque je mets dans ses traits et dans son existence de papier, beaucoup de moi et de ceux qui ont jalonné mon parcours.
J’ai même songé à changer son prénom, pour éviter les amalgames, mais je ne peux m’y résoudre…
J’aurais l’impression de la travestir, de la trahir, de me trahir.

C’est une Juliette, il n’y a pas de doute.

Une éternelle romantique malgré les tragédies.
Qui ne peut s’empêcher de rêver d’amour passionné, passionnel mais qui, à chaque instant, risque de s’envoler et s’enfuir à tire-d’aile si un homme s’approche trop près de son cœur barbelé.
C’est une amoureuse de l’Amour mais qui a perdu son Unique et qui le cherche sans y croire à travers les vicissitudes de la vie.

Nos destins sont imbriqués, ce n’est plus seulement elle qui prend vie sous ma plume puisque je respire plus profondément à chacune de ses pages, à chaque ligne ou à travers tous mes point de suspension…

Ça a toujours été ma ponctuation préférée…
tant de paroles s’y taisent.

Briser sa Chrysalide

#Confidence

M͓e͓s͓ c͓h͓e͓r͓s͓ l͓e͓c͓t͓e͓u͓r͓s͓

Dans les extraits précédents, je vous contais les mésaventures de mon héroïne et la dégradation de ses relations familiales à travers, notamment, l’épisode de la fugue..

Au stade de mon récit,
elle vient d’obtenir son Brevet des collèges et s’apprête à rentrer en Seconde.

Les choses ne vont pas se passer comme prévu…

Mais, ici, dans cette bulle virtuelle, je fais le choix de passer sous silence
une année de sa vie.

Dans mon roman, cette période est décrite en deux chapitres :
« 𝕯𝖊𝖘 𝖑𝖆𝖗𝖒𝖊𝖘 𝖉𝖆𝖓𝖘 𝖑’𝖔𝖈é𝖆𝖓 »
Et
« 𝕰𝖓 𝖈𝖔𝖑𝖔𝖈’ 𝖆𝖛𝖊𝖈 𝕳𝖆𝖉é𝖘 »..

Parce que certains de vous sont mineurs, ou juste très sensibles
( et c’est précisément cette sensibilité que j’aime chez vous..)
Mais parce que j’ai conscience que ces passages peuvent être choquants, même avec un picto.

Parce que je pense qu’on peut parler de tout et qu’il faut aussi montrer la noirceur pour savoir s’en protéger,

mais pas forcément partout ou sans encadrement…

et enfin parce qu’étant moi-même maman, je n’aimerais pas que mes enfants lisent des phrases qui pourraient les marquer profondément…

Vous et moi, faisons un saut dans le temps..

Dans ce qui suivra,
Juliette a désormais 17 ans et décide de réorienter sa vie…