une sébastiennaise anonyme

Cette semaine a été riches en émotions pour la petite plume que je suis.

Dans mes articles précédents, je vous parlais de mes péripéties avec certains acteurs de l’industrie du livre et vous faisais part de mon émotion de savoir que mon roman serait d’ici quelques jours en vente, dans la sublime librairie intra-muros d’une ville chère à mon coeur: Guérande.

Comme vous le savez, je suis sous contrat avec une maison d’édition, qui s’occupe de son côté de la commercialisation de mon roman, mais au delà des démarches commerciales que je lui laisse avec plaisir, je sollicite parfois certains libraires dans des lieux ou des boutiques qui comptent vraiment pour moi, dans une démarche émotionnelle en somme.

Depuis, une poignée d’années, je suis revenue en Loire Atlantique et ai posé mes cartons dans la douce ville de Saint Sébastien sur Loire, à une encablure de Nantes, juste de l’autre côté du fleuve.

Tous les jours de la semaine, qu’il pleuve (ce qui est assez rare dans la région, si si!) qu’il neige, ou sous le soleil, je passe devant la Maison de la Presse, rue Maurice Daniel, dans le centre névralgique de la ville.

Et chaque jour, pendant l’écriture d' »Une anonyme au bout du fil » je m’arrêtais quelques secondes, pour m’octroyer le droit de rêver un peu, qu’un jour prochain mon roman apparaisse parmi les grands noms que nous connaissons tous et que nous prenons en référence.

Cela me semblait alors n’être qu’un rêve, une douce chimère…

Et pourtant…

Parfois, les fées se penchent sur nous et en exaucent quelques-uns.

Un après-midi il y a quelques semaines, j’ai pris mon courage à deux mains, et ai poussé la porte de cette maison de la presse, blindée de monde, pour y rencontrer le regard souriant (masque chirurgical oblige) d’Emeline.

Après un court échange, elle a accepté de proposer mon livre en rayons.

Aujourd’hui, les mains tremblantes, je suis allée déposer mes premiers exemplaires.

J’y ai retrouvé Emeline qui m’a fait faire le tour de l’espace librairie totalement refait à neuf depuis hier et m’a présenté les libraires, maîtres des lieux: Marie et Hugo.

Ils m’ont, à leur tour, présenté les différents rayons, et notamment celui réservé aux auteurs locaux et celui dédié aux femmes et leurs combats multiples

J’ai parlé de mon roman, de ce qui m’avait poussé à l’écrire, des messages que j’avais voulu véhiculer, de noirceur, de résilience et d’espoir aussi…

je sentais l’émotion qui me serrai la gorge… C’est idiot mais de voir les regards si concernés, si touchés, bien au delà d’une démarche purement commerciale que je croyais être la norme actuelle, m’émouvait bien plus que je ne l’aurais pensé.

Alors, voilà, demain, et tous les jours qui viendront, quand je passerai devant cette boutique, je saurais, qu’ « Une anonyme au bout du fil » vous attend là, et cette perspective m’emplit de joie

XOXO

Juliette

Publié par

auteure inspirée par les renaissances qui jalonnent nos vies... sur le fil des confidences

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