l’esprit large

La vie des « primo-romanciers « est loin d’être un conte de fées!

Enfin, j’imagine que parfois si!.. mais il y a tellement de pièges à éviter, de questions qui ne nous viennent même pas lorsque nous signons un contrat d’édition et sans doute aussi, lorsqu’on choisit de s’auto-éditer.

Une fois passée le chant des sirènes des maisons d’éditions « à compte d’auteur » qui nous demande un rein pour éditer notre livre, qu’on a trouvé un éditeur « à compte d’éditeur » on étudie chaque petite ligne du contrat proposé.

Mais quand on ne connait pas vraiment les rouages de cette « industrie », on commet des erreurs qui peuvent coûter assez cher à la vie de notre oeuvre.

Sans doute, parce que j’ai besoin d’avoir un minimum de contrôle sur les événements, qu’il n’est pas dans mon ADN de rester les bras croisés, mais aussi parce que je sais à quel point il est difficile de se faire connaitre dans le flux constant des nouveaux auteurs, des nouveaux romans, j’ai pris mon téléphone, pour contacter les librairies chez qui je souhaitais voir mon livre, en vrai…pas sur commande, mais en rayon!

C’est notamment le cas de certaines grandes enseignes qui m’ont clairement envoyée promener parce qu’il est indiqué sur le site du distributeur que les retours sont refusés.

Depuis, mon éditeur contacté par téléphone m’a expliqué les raisons et les offres possibles à destination des librairies qui souhaitent obtenir des exemplaires papier.

Il m’a aussi rappelé que ce n’est pas mon job de faire ça…j’entends bien mais je pense que je reste la personne la plus à même de parler de mon histoire et donc probablement, la plus susceptible de donner envie de la lire…CQFD!

Heureusement, dans cette immensité de « marchands de bouquins » il subsiste encore quelques belles âmes, amoureuses des livres, riches d’humanité et sensibles à l’histoire derrière l’Histoire, qui écoutent, s’intéressent et réagissent favorablement, aux petites plumes bégayantes à l’autre bout du fil.

C’est le cas, de la gérante de la Librairie « L’esprit libre » à Guérande, à qui j’ai parlé au téléphone d’ « Une anonyme au bout du fil » hier et que je suis allée voir aujourd’hui, au gré d’une balade sur le marché intra-muros.

Lorsque je me suis présentée, elle a sourit et m’a dit qu’elle venait, à l’instant, de commander des exemplaires qui devraient arriver sous quelques jours.

A cet instant, mon coeur s’est mis à battre la chamade et je lui ai expliqué, la voix tremblante d’émotions à quel point cela me touchait de savoir que mon roman sera ici, bientôt, dans cette ville où j’ai vécu plusieurs années, où mon âme a vibré si fort, dans cette boutique charmante, nichée dans les remparts.

C’est aussi, dans cette cité médiévale, que se déroule une partie de l’histoire de mon héroïne…forcément.

Aujourd’hui, cette dame m’a fait un beau cadeau, parce qu’elle m’a fait confiance.

Et surtout, elle a pris un risque pour moi.

Un risque que n’ont pas voulu prendre des enseignes aux reins solides.

Alors, mon cher lecteur, si tu passes à Guérande, s’il te plait, passe la voir et achète-lui quelque chose ou prends simplement le temps d’échanger quelques mots, parce que des personnes comme ça, si tu veux mon avis, ça se fait rare.

XOXO

Juliette

Publié par

auteure inspirée par les renaissances qui jalonnent nos vies... sur le fil des confidences

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